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Dans la chope
Cette carte ne peut être qu'une oeuvre de basse propagande ourdie par la table basse des actifs du KTV d'Aarau, si l'on en juge par son titre aberrant : "Vivant Vulpes", soit "Vivent les Fuchsen".
Fuchs en vitrail
Cette carte publiée peu après 1955 reprend un des vitraux exposés dans le restaurant de la Rauracia de Basel.
Le renard renvoie bien entendu au Fuchs, terme allemand désignant le nouveau frère d'une corporation.
Le nom de la société à laquelle appartient le blason tenu par le Fuchs m'échappe. Si quelqu'un s'en souvient...
Regard de renard
Carte de la Minerva, fondée en 1870. Sous la devise "Freundschaft und Wissenschaft", également traduite par "Amicitia et Scientia", elle réunit des lycéens de Saint-Gall. Un peu plus d'un siècle s'est écoulé quand la société acquiert une maison de plus de 500 ans au 18 Schmiedgasse. C'est là que se tient leur désormais le Stamm, après maints déménagements du local.
La société fait partie du Cartel Industria, qui fédère l'Industria de Berne, l'Industria de Bâle et celle de Lucerne et de Neuchâtel ainsi que la Technica de Bâle.
Sur cette carte, le chien symbolise la fidélité en amitié, le renard représente le Fuchs (terme allemand désignant le nouveau membre de la corporation) et la chouette symbolise bien entendu la connaissance universitaire citée plus haut et évoque la déesse Minerve, qu'elle accompagne.
La société fait partie du Cartel Industria, qui fédère l'Industria de Berne, l'Industria de Bâle et celle de Lucerne et de Neuchâtel ainsi que la Technica de Bâle.
Sur cette carte, le chien symbolise la fidélité en amitié, le renard représente le Fuchs (terme allemand désignant le nouveau membre de la corporation) et la chouette symbolise bien entendu la connaissance universitaire citée plus haut et évoque la déesse Minerve, qu'elle accompagne.
Portraits silencieux
Ces trois portraits ont été conçus comme cartes de visite. Ils faisaient partie d'une plus large série que nous n'avons pu acquérir. Nous n'avons sélectionné que les plus représentatifs d'entre eux.
Il s'en dégage cette joie étrange de retrouver des étudiants mêlée de mélancolie : que sont-ils devenus après que leur portrait a été tiré ?
Chaque photo porte le nom du Bursch, parfois son vulgo (surnom précédé d'un "v" ou d'un "v/o") ainsi que sa date d'intronisation et son numéro de matricule. Ces cadres étaient donc sans doute exposés, par ordre chronologique, dans le local de leur corporation.
Le premier Bursch, Karl Malzacher (vulgo Romeo), intronisé le 24 novembre 1882 sous le matricule 382, arbore tous les attributs du Fuchs Major (en charge de l'éducation des nouveaux membres, appelés Fuchsen, autrement dit "renards").
Sur son Wichs (tenue d'apparat), il porte croisés le band de la corporation (aux trois couleurs) et le band de Fuchs (aux deux couleurs) ainsi que l'écharpe du comité. Le band, rappel de la sangle qui soutenait l'épée, est porté par les Burschen de l'épaule droite à la hanche gauche. Les Fuchsen, qui ne sont pas encore pleinement membres de la corporation et ne peuvent donc combattre à l'épée pour elle, portent le band de l'épaule gauche à la hanche droite.
Enfin, de son cerevis (calot brodé) pend une queue de renard.
Le premier Bursch, Karl Malzacher (vulgo Romeo), intronisé le 24 novembre 1882 sous le matricule 382, arbore tous les attributs du Fuchs Major (en charge de l'éducation des nouveaux membres, appelés Fuchsen, autrement dit "renards").
Sur son Wichs (tenue d'apparat), il porte croisés le band de la corporation (aux trois couleurs) et le band de Fuchs (aux deux couleurs) ainsi que l'écharpe du comité. Le band, rappel de la sangle qui soutenait l'épée, est porté par les Burschen de l'épaule droite à la hanche gauche. Les Fuchsen, qui ne sont pas encore pleinement membres de la corporation et ne peuvent donc combattre à l'épée pour elle, portent le band de l'épaule gauche à la hanche droite.
Enfin, de son cerevis (calot brodé) pend une queue de renard.
Le deuxième Bursch, A. Schleich (vulgo Tasso), a été reçu le 9 octobre 1878 sous le matricule 319. Sa date de décès est connue : 15 mai 1900. Il porte étrangement le band de Fuchs de sa corporation, de l'épaule droite à la hanche gauche, comme un Bursch.
Vivant vulpes
Carte non datée, clamant "Vivant Vulpes" : vivent les renards.
Le Fuchs, symbolisant le nouveau membre, trône sur un tonneau. Ce siège lui revient presque de droit : lors des séances, ce sont principalement les Fuchsen qui sont chargés du service des boissons, sous la conduite du Fuchs Major.
Post jucundam juventutem
"Après la belle jeunesse, après la vieillesse pénible...", égrène le Gaudeamus... Le temps qui passe est un thème estudiantin récurrent. Et les cartes postales de Belles-Lettres n'y échappent pas : la Société a produit des dessins de Bellettriens - très - jeunes et d'autres - très - vieux.
Ainsi, sous le crayon de Moriaud, trouve-t-on un futur Bellettrien, déjà plein de morgue. Ce dessin, non daté, emprunt d'autodérision, nous rappelle quelques vers du "Trophée bellettrien", écrit par Ph. Godet :
La carte suivante, envoyée en 1914, présente un chaperon vert sous l'enseigne du local de Belles-Lettres Neuchâtel.
A l'autre bout du sablier, un Bellettrien à la longue barbe blanche médite sur le vol des oiseaux.
Autrefois (raconte l'histoire)
Ainsi, sous le crayon de Moriaud, trouve-t-on un futur Bellettrien, déjà plein de morgue. Ce dessin, non daté, emprunt d'autodérision, nous rappelle quelques vers du "Trophée bellettrien", écrit par Ph. Godet :
Si quelque jour, j'avais la douce ivresse
De voir mes fils s'orner de ces couleurs,
Ce seul aspect, bonheur de ma vieillesse,
Sur mon chemin sèmerait des fleurs.
La carte suivante, envoyée en 1914, présente un chaperon vert sous l'enseigne du local de Belles-Lettres Neuchâtel.
Le texte de la carte signée Wachmutt donne : "Local de Belles-Lettres, le 24.IV.14. Amicales salutations de Neuchâtel. Nous (?) au local tout neuf de B.-L. Mais la mentalité n'est pas la même qu'il y a quelques (?) N'importe, on y sent l'amitié bellettrienne."
A l'autre bout du sablier, un Bellettrien à la longue barbe blanche médite sur le vol des oiseaux.
Mais, chacun le sait, les Vieux ne font pas que méditer… En 1920, Henri Tanner saisit les anciens Bellettriens dans les brumes du tabac.
Le titre de la carte, "Ces Vieux", est un clin d'oeil évident à la chanson bellettrienne "Jeunes et Vieux" écrite par Jacques-Dalcroze, dont nous donnons les deux premiers couplets pleins de sel. On s'y moque de la paresse des "fuchsen", ces étudiants fraîchement intronisés... A moins que cela ne soit les remontrances et les vantardises des Vieux qui y soient la cible d'une douce ironie.
Autrefois (raconte l'histoire)
L'étudiant Bellettrien
Savait en épicurien
Rire, chanter, rimer et boire
Il poursuivait, poulain fougueux,
Des rêves d'apothéose.
Aujourd'hui, triste et dédaigneux,
Aujourd'hui, triste et dédaigneux,
Il ne fait rien, il se repose.
Ah ! Ces vieux, comme ils sont jeunes.
Ah ! Ces jeunes, qu'ils sont vieux !
Le "praeses" avec non chalence,
Ah ! Ces vieux, comme ils sont jeunes.
Ah ! Ces jeunes, qu'ils sont vieux !
Le "praeses" avec non chalence,
Agite son échalas ;
Les autres lisent le Gil-Blas
Pour s'endormir - c'est la séance -
L'on fait "toc toc", un fuchs morveux
Ouvre la porte avec paresse,
Un vieux pénètre, et c'est ce vieux
Qui nous apporte la jeunesse !
Ah ! Ces vieux, comme ils sont jeunes.
Ah ! Ces jeunes, qu'ils sont vieux !
Ah ! Ces jeunes, qu'ils sont vieux !
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