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150 ans d'Helvetia

La carte postale suivante est la troisième que nous ayons reçu. Elle nous a été offerte par l'Helvétien Cédric A. (v/o Des-Bars-Cléments). Avec les cartes reçues d'un sociétaire de l'Athesia, à Innsbruck, elle ouvrira cette collection. 

Elle a été éditée lors de la fête centrale tenue pour les 150 ans de l'Helvetia. Comme attributs estudiantins, on retrouve cette fois la casquette, la canne en ivoire (ornée ici d'un Zirkel) et les gants blancs portés pour les cérémonies officielles.

On retrouve une composition similaire sur le livre édité pour les 150 ans de la Société. Ce livre, reçu de notre ami Ph.l.pp. Tr..ss.n, est une mine d'informations sur les sociétés traditions estudiantines. Un grand merci à lui.





Landesvater helvétien

Cette carte, signée Spleen, a été réalisée à l'occasion de l'édition de 1943 de la fête centrale de l'Helvetia, qui se déroule à Langenthal.

Elle représente une scène du Landesvater. Lors de cette cérémonie estudiantine, née au XVIIIe siècle, les casquettes des étudiants sont percées d'une lame d'épée.

Le symbole est assez évident : l'étudiant est prêt à se sacrifier pour sa corporation et son idéal. Il semble qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles cet acte symbolisait l'amour d'un étudiant pour sa bien aimée. Ce geste aurait ensuite évolué et symbolisé l'amitié fraternelle entre deux étudiants, avant que sa signification ne s'élargisse une nouvelle fois et ne représente le dévouement à toute la corporation.

Après 1770, les étudiants auraient suivi l'exemple des francs-maçons et employé ce rite pour exprimer leur loyauté à leur prince ou à l'empereur. Le Landesvater, la  chanson qui accompagne habituellement cette cérémonie, rend précisément hommage à l'empereur Jospeh II.

Exécuter le Landesvater en 1943 a pu revêtir un sens concret plus fort pour les différentes sections de l'Helvetia.



Vanité helvétienne

Jean Schmid (v/o Siphon) a réalisé cette vanité pour l'Helvétia vers 1938-1942. Elle s'inspire sans doute d'une autre carte car on connaît d'autres versions de ce dessin, édité par d'autres sociétés suisses.

On y retrouve les différents attributs estudiantins (casquette, band, chope, rapière). Pour un lecteur belge, leur disposition évoque, d'une part, une vanité classique et, d'autre part, l'autel sur lequel les nouveaux sociétaires de certains Ordres prêtent serment.


Séance de Noël 1911

Lithographie de l'Helvetia, imprimée chez A. Lhoer en 1911, signée par l'Helvétien F. Savary.

Sur la table, la casquette et le band helvétiens ainsi que le chansonnier rouge et blanc. Ils figurent ici, avec la chope et la rapière, comme les attributs estudiantins par excellence.

Composition très travaillée : la fumée du cigare - à gauche - répond en miroir au ruban - à droite.



Casquette et béret verts

La première carte, non datée, est sans doute l'une des plus originales de celles éditées par Belles-Lettres : par un effet miroir, le destinataire y devient en effet Bellettrien.

La fierté du personnage, qu'on devine en train de siffloter, nous renvoie à "Quand j'ai mis mon béret vert !", chanson composée par le Bellettrien Victor Abrezol. Rappelons au passage qu'à Belles-Lettres l'on porte indistinctement la casquette ou le béret... Voire les deux.


Quand j'ai mis mon béret vert
Je vois la vie tout en rose.
Je ne suis jamais morose
Ni n'ai le cœur à l'envers.
Et s'il m'advient un revers,
Vite, je mets ma casquette
Car je n'ai plus l'âme inquiète
Quand j'ai mis mon béret vert. (bis)



Quand j'ai mis mon béret vert,
Soit qu'il pleuve, soit qu'il vente,
Je suis heureux et je chante
Et méprise les hivers.
Car c'est un bien que j'acquiers,
Et qu'aujourd'hui je proclame,
D'avoir le printemps dans l'âme
Quand j'ai mis mon béret vert. (bis)

Quand j'ai mis mon béret vert,
J'ai les yeux pleins de malice
Car c'est par ce maléfice
Que tant de cœurs ont souffert.
Je jure et je meurs si je perds
Que plus d'une jeune fille
Vite range sa mantill
Quand j'ai mis mon béret vert. (bis)




La seconce carte, également non datée, rassemble la plupart des accessoires du parfait étudiant : la pipe, la chope, l'encrier, les livres et, cette fois - bien envue - la casquette et le band. Mais ce tableau a cependant des allures de nature morte car il y manque le Bellettrien qui leur donnerait vie.




Palabres stelliennes

Carte non datée de la Société Stella. Les frères de Couleurs coiffés de leur casquette reviennent peut-être des cours : ils sont en rue (com...