Palabres stelliennes

Carte non datée de la Société Stella.

Les frères de Couleurs coiffés de leur casquette reviennent peut-être des cours : ils sont en rue (comme l'indiquent les pavés), ils portent leur manteau et l'un d'eux trimballe son porte-documents sous le bras.

Notons qu'à l'époque l'on portait sa casquette et son ruban pour se rendre à l'université. Ce fait semble être partagé par l'ensemble des sociétés jusqu'à la Seconde guerre mondiale.

L'étudiant à gauche tient sa canne vers le haut, tout en gardant ses mains en poche. Cela indique que la canne, attribut estudiantin, est parfois jugée encombrante. Et c'est sans doute l'une des raisons qui peuvent expliquer sa disparition du paysage universitaire. 

Rires

Les cartes postales étudiantes n'offrent que rarement des zooms sur les visages des sociétaires.

C'est le cas ici avec cette carte de Stella, non datée.

Ce dessin met l'accent la joie de vivre - les sociétaires sourient ou chantent - ainsi que sur l'esprit de camaraderie - les trois frères de Couleurs sont physiquement proches les uns des autres -.

L'on distingue par ailleurs l'étoile bleue - symbole de la Société - sur le calot des casquettes blanches


Etoile filante

Cette carte, hélas non datée, est - à notre connaissance - la seule de Stella où l'étoile - symbole de la Société - est actrice.

Les étudiants - en tenue de parade - semblent d'ailleurs quelque peu surpris par la vitesse de croisière de l'astre lausannois : l'un tient sa casquette quand l'autre la perd, l'un se tient à l'étoile quand l'autre se tient à son camarade.

Il y a là un paradoxe : normalement, ce sont les Actifs d'une Société qui imposent à celle-ci le rythme de la marche. A moins qu'il ne faille voir ici une gentille vantardise : le mouvement imprimé par les Comités précédents ont rendu la Société si dynamique qu'elle est portée - ou plutôt emportée - par une propre.


Nuit légère

Cette carte, non datée, est l'une des plus élégantes émises par Stella.

Le trait est épuré, léger : il correspond parfaitement au thème de la nuit festive, parsemée d'étoile. 

L'étudiant porte casquette, ruban et bierzipfel tandis que l'angelot - également en Couleurs - a troqué le livre contre une bouteille de vin.


Allégorie stellienne

Cette allégorie de Stella a été postée à Lausanne le 24 décembre 1904.

La dame porte la casquette et le ruban stelliens et tient en main une écharpe de Comité.


En piste !

Carte datée de 1925, si l'on se fie à la note portée au recto. Elle représente vraisemblablement un membre du Comité de la Société de Belles-Lettres et un sociétaire lors d'une scène de théâtrale.

Programme du centenaire bellettrien

Voici la carte du programme du centenaire de la Société de Belles-Lettres de Lausanne en 1906. Fermée, elle mesure 11cm sur 17cm.



Cliquez sur la photo pour lire le programme
plus facilement.

Médaille du centenaire bellettrien

Sympathique médaille frappée par la Société de Bellettres de Neuchâtel à l'occasion de son centenaire en 1932.

La médaille mesure 2cm sur 3cm. Le ruban aux couleurs de la Société est de 3cm.


Rêverie stellienne

Carte non datée mais vraisemblablement réalisée fin des années 1910 - début des années 1920. Elle est en effet de la même main qu'une autre carte postée en 1921.

Est-ce un problème de perspective ? Les yeux de l'étudiant attablé sous un arbre et ceux de la demoiselle assise sur la table ne peuvent pas se croiser. A moins que la présence de la jeune fille ne soit qu'un songe, une apparition dans les nuages ?


Que d'eau !

Carte non datée de la Société Stella. Elle représente une vadrouille au bord du lac Léman. Voir tant d'eau doit donner soif. Fort heureusement, les frères de Couleurs ont emporté un tonneau avec eux. Ce thème est d'ailleurs récurrent dans les cartes postales stelliennes.


Stellienne avant l'heure

Cette carte de la Société Stella, postée en 1921, est assez étrange car la Société ne comptait pas de femmes au moment où elle a sans doute été imprimée.

L'étudiante porte une version adaptée du Wichs, la tenue d'apparat estudiantine, avec band et écharpe de Comité. Les dames qui portent aujourd'hui le Wichs ont adopté la tenue masculine : pantalons blancs et veste à brandebourgs.

Songe d'une nuit d'été

Carte éditée pour le 75e anniversaire de la Société Stella.

L'étoile sociétaire qui brille sur le lac Léman, s'est - par sa taille - substituée aux deux grands luminaires, le soleil et la lune. Est-ce l'aube ou le crépuscule qui est croquée ici ?

Cet astre, encore caché par les montagnes, serait-il l'étoile du matin, Vénus, annonçant un jour nouveau plein de promesses ?

Cette étoile énorme invite en tous les cas à l'espoir. Elle est la réalisation du rêve que l'étudiant porte en lui et de l'étoile qu'il porte sur sa casquette. La proximité (dans le dessin) entre ces deux étoiles vient souligner ce parallèle : l'Homme est un monde en soi.


Picoulet stellien

Cette carte stellienne, non postée, porte un trou d'épingle dans sa marge supérieure. Ce qui indique qu'elle a été acquise et conservée pour décorer une chambre d'étudiants.

Elle représente une scène de Picoulet, dont on trouve également la trace à l'Université libre de Bruxelles dans les années 1960.

Le Picoulet se danse et se chante en cercle. Le meneur, qui se place au milieu du groupe, imprime un sens de rotation au cercle et tout le monde se met à marcher ou sautiller sur le refrain. On s'arrête pour chanter "Picoulet du doigt, du doigt..." On met alors un index en avant, puis les deux. Et ainsi de suite avec les mains, les coudes...

Ici, les participants portent le Wichs, l'habit de cérémonie composée d'une veste à brandebourg et d'un pantalon noir.



Rêve vaudois

Carte de la Société d'étudiants Stella. Non datée.

L'étudiant porte la casquette à l'étoile bleue de Stella, reconnaissable entre toutes, ainsi que les band aux couleurs de la Société et la veste de l'uniforme estudiantin.

L'arrière-plan marie les toits de la ville universitaire, le lac et les montagnes vaudoises. Les tons vaporeux employés pour ce plan en font une sorte de songe éveillé.


Guitare nostalgique

Sur cette carte de la Société d'étudiants Stella, éditée à l'occasion de son 75e anniversaire, un Ancien et un Actif muni d'une guitare égrènent avec mélancolie quelques notes d'une chanson traditionnelle à Stella.

Ah ! Dis-moi casquette si jolie
Te souviens-tu de nos jours de folie ?

Paradoxalement, nombre de chansons d'étudiants évoquent avec regret le temps béni, mais révolu, des études. Sans doute ces chansons sont-elles en réalité écrites par des Anciens ou pour eux.


Grappe de frères

Carte non datée de la section lausannoise de Stella.

La gueule de bois, incarnée par un matou (kater désignant un chat et la gueule de bois, en allemand), veille sur les Frères de Couleurs stelliens dans leur vadrouille à travers Lausanne.

La canne, attribut de l'étudiant, est logiquement présente dans cette promenade nocturne. Elle symbolise évidemment la marche et la puissance de la jeunesse en mouvement mais aussi l'action car la canne pouvait également servir lors des rixes entre sociétés.


Mortel. Et alors ?

Est-ce Saint-Pierre ou l'ange de la Mort qui siège parmi les étudiants de Stella lors de ce 75ème anniversaire de la section ? Mystère.

Mais la faux que tient cet étrange personnage ne présage évidemment rien de bon. Ce qui ne semble guère inquiéter les Stelliens réunis autour de la table fraternelle.

Car face à la Mort qui rôde, le président de Stella incarne la Vie : il lève sa chope - symbole de vie débordante et pétillante - tandis que sa pipe fume - symbolisant la pensée active. Un Frère de Couleurs l'interpelle, sans doute pour lui raconter une histoire cocasse.

La Mort semble acceptée par les Stelliens. Et, à bien y regarder, elle semble sourire et lever le doigt pour participer à la conversation ou - qui sait ? - demander une bière.


Prosit

Le graphisme de cette carte de Stella, datée de 1933, est assez éloquent : c'est de l'étoile que jaillit la bamboche. L'étoile est lumière et réjouissance.


Le réverbère en vadrouille

Comme chacun sait, le réverbère est un instrument indispensable de la vadrouille. Lorsque tout tangue et dérive, lui seul est encore un phare sûr. Au pire, il peut servir de mât au matelot qui perd pied.


Dans cette seconde carte (signée en 1946), des matous veillent sur le Stellien fatigué : kater désignant en allemand le chat et la gueule de bois.


Tonneau stellien

La Société Stella semble avoir voué un culte particulier au tonneau. Sans doute est-il aussi profond que la nuit où festoient les Stelliens.

L'un des dessins présente un tonneau tiré sur un charriot, comme cela était parfois le cas lors des vadrouilles extra-muros.

Les cartes ne sont pas datées, excepté celle de la Fête centrale de 1939.




Palabres stelliennes

Carte non datée de la Société Stella. Les frères de Couleurs coiffés de leur casquette reviennent peut-être des cours : ils sont en rue (com...